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Simplification des règles de l'UE en matière de sécurité des denrées alimentaires et des aliments pour animaux

  • Feed additives
  • Feed safety
  • Biocides
  • Food safety
  • Biotechnologies
  • Pesticide MRLs
  • Pesticides
  • Official controls

Résumé

La Commission européenne propose de simplifier un grand nombre de règles existantes, notamment :

  • les procédures d'autorisation et de renouvellement des pesticides et des produits biocides destinés à être utilisés dans l'Union européenne (UE)
  • la clarification de la terminologie et les mesures transitoires relatives aux limites maximales de résidus (LMR) de pesticides
  • les autorisations et les exigences en matière d'étiquetage des additifs pour l'alimentation animale
  • un cadre de surveillance et de gestion des risques pour l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB)
  • l'assouplissement des contrôles officiels des lots de végétaux aux postes de contrôle frontaliers
  • la clarification du statut juridique des produits de fermentation fabriqués à l'aide de micro-organismes génétiquement modifiés (MGM).

L'objectif est de réduire les charges et les coûts liés aux règles actuelles de l'UE en matière de sécurité des denrées alimentaires et des aliments pour animaux pour les opérateurs et les autorités compétentes.

L'UE propose de simplifier les règles relatives à la sécurité des denrées alimentaires et des aliments pour animaux afin de réduire les coûts et les charges pour les opérateurs et les autorités

Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant les règlements (CE) n° 999/2001, (CE) n° 1829/2003, (CE) n° 1831/2003, (CE) n° 852/2004, (CE) n° 853/2004, (CE) n° 396/2005, (CE) n° 1099/2009, (CE) n° 1107/2009, (UE) n° 528/2012, (UE) 2017/625 en ce qui concerne la simplification et le renforcement des prescriptions relatives à la sécurité des denrées alimentaires et des aliments pour animaux

Mise à jour

La Commission européenne propose de simplifier un grand nombre de règles existantes, notamment :

  • les procédures d'autorisation et de renouvellement des pesticides et des produits biocides destinés à être utilisés dans l'Union européenne (UE)
  • la clarification de la terminologie et les mesures transitoires relatives aux limites maximales de résidus (LMR) de pesticides
  • les autorisations et les exigences en matière d'étiquetage des additifs pour l'alimentation animale
  • un cadre de surveillance et de gestion des risques pour l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB)
  • l'assouplissement des contrôles officiels des lots de végétaux aux postes de contrôle frontaliers
  • la clarification du statut juridique des produits de fermentation fabriqués à l'aide de micro-organismes génétiquement modifiés (MGM).

L'objectif est de réduire les charges et les coûts liés aux règles actuelles de l'UE en matière de sécurité des denrées alimentaires et des aliments pour animaux pour les opérateurs et les autorités compétentes.

qu'est-ce qui change ?

La Commission européenne propose de revoir et de simplifier un grand nombre de règles existantes en matière de sécurité des denrées alimentaires et des aliments pour animaux. Les principaux changements sont résumés ci-dessous.

Pesticides et biopesticides (règlement (CE) n° 1107/2009)

Actuellement, l'UE doit réévaluer tous les pesticides approuvés tous les dix ans. La Commission européenne propose de supprimer cette obligation, même si une nouvelle approbation reste nécessaire dans certains cas spécifiques. Les autorités chargées d'évaluer les demandes d'approbation ou de renouvellement des pesticides disposeront ainsi de plus de temps pour se concentrer sur les biopesticides. La Commission propose également de clarifier la définition des biopesticides (en tant que "substances de biocontrôle") et d'autoriser les États membres de l'UE à accorder une approbation provisoire de ces substances sur la base de projets d'évaluation.

Pourquoi ? Les agriculteurs de l'UE disposent de moins d'outils pour lutter contre les ravageurs et les maladies, car les anciens pesticides perdent leur autorisation et la procédure d'approbation de nouvelles solutions (en particulier les biopesticides) prend du temps. L'UE souhaite encourager la transition des pesticides chimiques vers des solutions plus durables.

Pour plus de détails, voir Simplification des règles relatives aux LMR et à l'homologation des pesticides.

Limites maximales de résidus (règlement 396/2005)

La Commission souhaite aligner davantage les règles applicables aux produits importés sur celles qui s'appliquent à la production au sein de l'UE. Les modifications proposées permettent de réduire les limites maximales de résidus (LMR) existantes à 0,01 mg/kg (limite de quantification, LQ) pour les pesticides non approuvés dans l'UE et classés comme particulièrement dangereux pour la santé publique ou l'environnement. Cette mesure pourrait réduire les options de pesticides ("boîte à outils") dont disposent actuellement les fournisseurs non européens sur le marché de l'UE. La Commission propose également de clarifier les règles relatives aux périodes de transition, afin que les produits conformes aux LMR de l'UE au moment de leur production ou de leur mise sur le marché de l'UE puissent être vendus jusqu'à la fin de leur durée de conservation. Cela éviterait que des produits soient retirés et détruits à la suite de modifications des LMR.

Pour plus de détails, voir Simplification des règles relatives aux LMR et à l'homologation des pesticides.

Pourquoi ? Certaines organisations non gouvernementales (ONG) et certains agriculteurs de l'UE réclament une approche plus stricte à l'égard des produits importés contenant des pesticides non approuvés dans l'UE, en raison des inquiétudes concernant la santé des consommateurs et du désavantage concurrentiel potentiel pour les agriculteurs de l'UE.

Produits biocides (règlement 528/2012)

La Commission européenne propose que les substances actives utilisées dans les biocides (y compris celles déjà approuvées) soient approuvées pour une durée illimitée, sauf s'il existe un besoin spécifique de limiter la durée pour protéger la santé humaine et animale ou l'environnement.

Pourquoi ? L'approbation des substances utilisées dans les produits biocides et l'autorisation des produits sont régulièrement retardées, ce qui entrave l'accès au marché et décourage l'innovation. En réduisant la nécessité de renouveler les substances, les autorités pourront concentrer leurs ressources sur l'évaluation et l'autorisation de nouvelles substances.

Additifs pour l'alimentation animale (règlement 1831/2003)

La Commission propose de simplifier les règles relatives à la modification des autorisations (par exemple, les changements de détenteurs d'autorisation) et au renouvellement des autorisations, et de permettre une plus grande flexibilité dans les exigences en matière d'étiquetage, y compris l'étiquetage numérique pour certaines informations non liées à la sécurité.

Pourquoi ? Pour réduire les coûts de mise en conformité et les charges administratives.

Pour plus de détails, voir Simplification des règles relatives aux autorisations d'additifs pour l'alimentation animale.

Encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) (règlement (CE) n° 999/2001)

La Commission demande de nouveaux pouvoirs pour actualiser plus facilement la législation relative à l'ESB en fonction de l'évolution des connaissances scientifiques, des normes internationales et de la situation épidémiologique.

Pourquoi ? Les règles actuelles empêchent l'Union européenne de réagir rapidement aux progrès scientifiques et à l'évolution des normes internationales. Par exemple, les règles relatives aux matériels à risque spécifiés sont trop lourdes maintenant que le risque d'ESB a diminué.

Règlement relatif aux contrôles officiels (règlement 2017/625)

La Commission propose de permettre une plus grande flexibilité dans le dédouanement des lots aux postes de contrôle frontaliers, en particulier lorsque les certificats phytosanitaires couvrent divers lots nécessitant différents types de contrôles.

Pourquoi ? Actuellement, les postes de contrôle frontaliers ne peuvent pas dédouaner la partie conforme d'un lot si une autre partie de celui-ci doit encore faire l'objet de contrôles supplémentaires. Cela peut entraîner des retards inutiles, en particulier pour les produits périssables.

Pour plus de détails, voir Simplification des règles relatives à la mainlevée des produits végétaux par les postes de contrôle frontaliers.

Bien-être animal (règlement (CE) 1099/2009)

La Commission propose de réduire la charge administrative pesant sur les autorités compétentes des États membres de l'UE, qui ne seront plus tenues de soumettre des rapports annuels sur les opérations de dépeuplement (mise à mort massive urgente) au titre du règlement (CE) n° 1099/2009 sur la protection des animaux au moment de leur mise à mort.

Pourquoi ? Ces informations sont déjà soumises conformément au règlement relatif aux contrôles officiels(2017/625).

Produits de fermentation (règlement (CE) 1829/2003)

La Commission propose de préciser que les micro-organismes génétiquement modifiés (MGM) utilisés dans le processus de fermentation pour produire des denrées alimentaires ou des aliments pour animaux ne sont pas considérés comme des organismes génétiquement modifiés (OGM). Cela signifie qu'ils ne nécessiteront pas d'autorisation au titre du règlement ( CE) n° 1829/2003 sur les OGM, pour autant que les résidus de fermentation des MGM présents dans le produit final remplissent certaines conditions.

Pourquoi ? La confusion quant à la classification du MGM est source d'incertitude pour les opérateurs et entraîne une application divergente du règlement par les différents États membres.

Pour plus de détails, voir Simplification des règles relatives à la fermentation utilisant des MGM.

pourquoi ?

Afin d'améliorer la compétitivité et la résilience des systèmes européens d'alimentation humaine et animale, l'UE cherche à simplifier la législation en supprimant les obstacles réglementaires inutiles. Elle n'a pas l'intention de modifier les règles de manière à réduire le niveau actuel de protection des consommateurs qu'elles assurent.

Calendrier

Cette proposition sera examinée par le Conseil de l'UE (États membres) et le Parlement européen, un processus qui peut prendre jusqu'à deux ans. Son application est donc possible au cours du second semestre 2027.

Contexte

La vision de l'UE pour l'agriculture et l'alimentation 2025-2029, publiée en février 2025, a défini un certain nombre de priorités, dont la garantie de la compétitivité et de la résilience du secteur agroalimentaire de l'UE.

Les propositions de la Commission européenne reflètent les points de vue des États membres et des parties prenantes dans un certain nombre de domaines de la législation alimentaire concernant la simplification des règles relatives à la sécurité des denrées alimentaires et des aliments pour animaux. Elles reflètent également les évaluations récentes de la législation de l'UE, y compris une révision de la législation sur les pesticides et les additifs pour l'alimentation animale (Commission européenne 2020, 2024).

Ressources

Sources

Proposition de règlement modifiant les règlements 999/2001, 1829/2003, 1831/2003, 852/2004, 853/2004, 396/2005, 1099/2009, 1107/2009, 528/2012 et 2017/625 en ce qui concerne la simplification et le renforcement des prescriptions relatives à la sécurité des denrées alimentaires et des aliments pour animaux

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L'UE propose de simplifier les règles relatives à la sécurité des denrées alimentaires et des aliments pour animaux afin de réduire les coûts et les charges pour les opérateurs et les autorités

Proposal for a Regulation amending Regulations 999/2001, 1829/2003, 1831/2003, 852/2004, 853/2004, 396/2005, 1099/2009 1107/2009, 528/2012, 2017/625 as regards the simplification and strengthening of food and feed safety requirements

qu'est-ce qui change et pourquoi ?

La Commission européenne propose de simplifier les règles relatives à la sécurité des denrées alimentaires et des aliments pour animaux dans les domaines suivants.

  • Pesticides : autoriser l'approbation et le renouvellement des pesticides pour une durée illimitée (au lieu de la limite actuelle de 10 ans), afin de permettre aux autorités de concentrer leurs ressources sur l'approbation de nouveaux biopesticides.
  • Limites maximales de résidus (LMR) de pesticides : alignement des règles applicables aux produits importés sur celles qui s'appliquent à la production au sein de l'Union européenne (UE). Les LMR seront ramenées à 0,01 mg/kg pour les pesticides qui ne sont pas autorisés dans l'UE parce qu'ils sont particulièrement dangereux pour la santé publique ou l'environnement. Les règles relatives aux périodes de transition seront clarifiées afin de permettre la vente des produits jusqu'à la fin de leur durée de vie, de manière à éviter les déchets et les pertes économiques.
  • Produits biocides : permettre aux substances actives des biocides d'être approuvées pour une durée illimitée, afin de se concentrer davantage sur les nouvelles substances actives.
  • Additifs pour l'alimentation animale : simplification des règles relatives à la modification et au renouvellement des autorisations, et flexibilité accrue des exigences en matière d'étiquetage, y compris l'étiquetage numérique.
  • Surveillance de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) : faciliter l'adoption de nouvelles mesures en fonction de l'évolution des connaissances scientifiques, des normes internationales et de la situation épidémiologique.
  • Contrôles officiels des lots de végétaux aux postes de contrôle frontaliers : permettre aux postes de contrôle frontaliers de libérer les produits végétaux conformes en attendant les contrôles d'autres parties d'un lot.
  • Produits de fermentation fabriqués à l'aide de micro-organismes génétiquement modifiés (MGM) : préciser que ces produits ne nécessitent pas d'autorisation au titre du règlement sur les OGM si certaines conditions sont remplies.

L'objectif est de réduire les charges pesant sur les opérateurs et les administrateurs.

Calendrier

Cette proposition sera examinée par le Conseil de l'UE (États membres) et le Parlement européen, un processus qui peut prendre jusqu'à deux ans. Son application est donc possible au cours du second semestre 2027.

Clause de non-responsabilité : COLEAD ne peut en aucun cas être tenu responsable des pertes, dommages, responsabilités ou dépenses encourus ou subis qui résulteraient de l'utilisation des informations disponibles sur ce site web ou de tout lien vers des sites externes. L'utilisation du site web se fait aux seuls risques et responsabilités de l'utilisateur. Cette plateforme d'information a été créée et maintenue avec le soutien financier de l'Union européenne. Son contenu ne reflète toutefois pas le point de vue de l'Union européenne.