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Simplification des règles de l'agriculture biologique

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Résumé

La Commission européenne propose une série d'amendements au règlement biologique 2018/848 afin de clarifier et de simplifier les règles biologiques de l'Union européenne.

La proposition comprend d'importantes modifications des critères relatifs à la taille des exploitations agricoles éligibles pour rejoindre un groupe d'opérateurs. Les critères basés sur le chiffre d'affaires associé aux ventes de produits biologiques de leurs exploitations par l'intermédiaire du groupe sont supprimés, et la taille des exploitations éligibles est augmentée. Les exigences relatives à la personnalité juridique d'un groupement sont également modifiées.

La Commission propose également de prolonger du 31 décembre 2026 au 31 décembre 2036 la reconnaissance actuelle des pays tiers disposant de systèmes équivalents de contrôle des produits biologiques, ce qui laissera suffisamment de temps pour négocier de nouveaux accords d'équivalence avec ces pays. Pour les produits provenant de ces pays, des exigences supplémentaires sont proposées afin d'utiliser le logo biologique de l'UE, telles que l'interdiction de la culture hydroponique et des règles plus strictes en matière de bien-être animal. Les termes biologiques tels que "bio" ou "éco" peuvent être utilisés pour les aliments importés de pays équivalents qui ne satisfont pas à ces exigences supplémentaires.

Les denrées alimentaires biologiques (dont au moins 95 % des ingrédients sont biologiques) transformées dans l'UE et utilisant des ingrédients importés de pays reconnus comme équivalents peuvent utiliser le logo biologique de l'UE si les ingrédients répondent aux exigences supplémentaires spécifiques. Il n'est pas nécessaire de respecter ces exigences si les ingrédients importés représentent moins de 5 % du produit.

D'autres propositions visent à supprimer l'obligation pour la Commission d'établir une liste de produits de nettoyage et de désinfection agréés, à introduire des règles de conversion spécifiques pour la viande de caille biologique, à modifier les périodes de retrait des médicaments vétérinaires et à mettre à jour les règles relatives au logement des volailles et à l'accès à l'extérieur.

Les parties prenantes des pays non membres de l'UE qui sont membres de l'Organisation mondiale du commerce peuvent soumettre des commentaires sur cette proposition par l'intermédiaire des autorités compétentes jusqu'au 22 mars 2026.

La Commission européenne propose de simplifier les règles relatives à l'agriculture biologique, notamment en ce qui concerne la certification des groupes d'opérateurs

Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (UE) 2018/848 en ce qui concerne certaines règles de production, d'étiquetage et de certification et certaines règles relatives aux échanges avec les pays tiers

Mise à jour

La Commission européenne propose une série d'amendements au règlement biologique 2018/848 afin de clarifier et de simplifier les règles biologiques de l'Union européenne.

La proposition comprend d'importantes modifications des critères relatifs à la taille des exploitations agricoles éligibles pour rejoindre un groupe d'opérateurs. Les critères basés sur le chiffre d'affaires associé aux ventes de produits biologiques de leurs exploitations par l'intermédiaire du groupe sont supprimés, et la taille des exploitations éligibles est augmentée. Les exigences relatives à la personnalité juridique d'un groupement sont également modifiées.

La Commission propose également de prolonger du 31 décembre 2026 au 31 décembre 2036 la reconnaissance actuelle des pays tiers disposant de systèmes équivalents de contrôle des produits biologiques, ce qui laissera suffisamment de temps pour négocier de nouveaux accords d'équivalence avec ces pays. Pour les produits provenant de ces pays, des exigences supplémentaires sont proposées afin d'utiliser le logo biologique de l'UE, telles que l'interdiction de la culture hydroponique et des règles plus strictes en matière de bien-être animal. Les termes biologiques tels que "bio" ou "éco" peuvent être utilisés pour les aliments importés de pays équivalents qui ne satisfont pas à ces exigences supplémentaires.

Les denrées alimentaires biologiques (dont au moins 95 % des ingrédients sont biologiques) transformées dans l'UE et utilisant des ingrédients importés de pays reconnus comme équivalents peuvent utiliser le logo biologique de l'UE si les ingrédients répondent aux exigences supplémentaires spécifiques. Il n'est pas nécessaire de respecter ces exigences si les ingrédients importés représentent moins de 5 % du produit.

D'autres propositions visent à supprimer l'obligation pour la Commission d'établir une liste de produits de nettoyage et de désinfection agréés, à introduire des règles de conversion spécifiques pour la viande de caille biologique, à modifier les périodes de retrait des médicaments vétérinaires et à mettre à jour les règles relatives au logement des volailles et à l'accès à l'extérieur.

Les parties prenantes des pays non membres de l'UE qui sont membres de l'Organisation mondiale du commerce peuvent soumettre des commentaires sur cette proposition par l'intermédiaire des autorités compétentes jusqu'au 22 mars 2026.

Produits concernés

Tous les produits biologiques

qu'est-ce qui change ?

La Commission européenne a notifié au Comité des obstacles techniques au commerce(OTC) de l'Organisation mondiale du commerce(OMC)(G/TBT/N/EU/1183) qu'elle propose d'apporter les modifications suivantes au règlement organique 2018/848.

Groupes d'opérateurs

La définition et les règles relatives aux groupes d'opérateurs sont décrites à l'art. 36.1. Elles prévoient notamment des limites strictes quant à la taille de chaque membre du groupe. Actuellement, un opérateur biologique ne peut être membre d'un groupe d'opérateurs que si (Art. 36(1b)) :

  • le coût de la certification individuelle de l'opérateur représente plus de 2 % de son chiffre d'affaires ou de sa production standard en matière de production biologique , ou
  • son chiffre d'affaires annuel en matière de production biologique ne dépasse pas 25 000 € ou sa production standard ne dépasse pas 15 000 € par an , ou
  • leur exploitation est inférieure à 5 ha, ou à 0,5 ha dans le cas des serres, ou à 15 ha dans le cas des prairies permanentes.

La Commission propose de modifier ces conditions en supprimant les critères relatifs aux ventes et au chiffre d'affaires des produits biologiques. Les membres d'un groupement ne devront respecter que les limites spécifiées pour la taille de l'exploitation, et ces limites seront augmentées : il est proposé qu'un membre du groupement ait une exploitation inférieure à 10 ha, ou 1 ha dans le cas des serres, ou 30 ha dans le cas des prairies permanentes.

Actuellement, un groupement d'exploitants doit avoir la personnalité juridique (article 36, paragraphe 1, point d)). Cela signifie que le groupement doit être reconnu par le droit national comme ayant une identité distincte, ainsi que des droits et des obligations juridiques. La Commission propose de modifier cette exigence afin que le groupement puisse soit avoir sa propre personnalité juridique , soit faire partie d'une association coopérative d'agriculteurs, d'une coopérative d'opérateurs, d'une association, d'une fédération ou d'une organisation ayant une personnalité juridique.

Reconnaissance de l'équivalence des pays tiers

Certains pays non membres de l'UE disposent de systèmes de contrôle de la production biologique qui ont été reconnus comme équivalents à ceux de l'UE. Ces reconnaissances expirent le 31 décembre 2026 et des négociations ont été entamées avec ces pays en vue de la conclusion de nouveaux accords d'équivalence. Toutefois, ces négociations ne seront pas toutes achevées d'ici au 31 décembre 2026. Afin d'éviter toute perturbation des échanges, la Commission propose de prolonger les reconnaissances existantes jusqu'au 31 décembre 2036.

Utilisation du logo biologique de l'UE sur des produits provenant de pays tiers reconnus comme équivalents

La reconnaissance de l'équivalence signifie qu'un pays tiers a démontré qu'il respecte les objectifs et principes de l'UE en matière de production biologique, mais qu'il peut le faire d'une manière différente de celle de l'UE. Les denrées alimentaires et les aliments pour animaux biologiques équivalents produits dans des pays tiers sont autorisés à utiliser le logo de production biologique de l'UE. Toutefois, la Commission propose que les produits portant le label biologique de l'UE répondent aux exigences supplémentaires suivantes (à définir dans une nouvelle annexe VII).

  • La production hydroponique (culture de plantes qui ne poussent pas naturellement dans l'eau avec leurs racines dans une solution nutritive) est interdite (mentionnée dans le règlement 2018/848, annexe II, partie I, 1.2).
  • L'attache ou l'isolement des animaux d'élevage est interdit, sauf pour une période limitée et si cela se justifie pour des raisons de sécurité des travailleurs ou de bien-être des animaux (annexe II, partie II, 1.7.5).
  • Le chargement et le déchargement des animaux doivent être effectués sans recourir à aucun type de stimulation électrique ou autre stimulation douloureuse pour contraindre les animaux, ni à l'utilisation de tranquillisants allopathiques (annexe II, partie II, 1.7.11).
  • Les minéraux, les vitamines, les acides aminés et les micronutriments ne peuvent être ajoutés aux aliments que si leur ajout est requis par la législation de l'UE ou d'un État membre de l'UE (enrichissement obligatoire), ou si leur utilisation est autorisée par la législation spécifique sur les aliments destinés à une alimentation particulière (voir Contexte).

L'utilisation du logo biologique de l'UE est facultative pour les produits biologiques importés de pays tiers.

Utilisation du logo biologique de l'UE sur les produits transformés utilisant des ingrédients importés

Si les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux transformés dans l'UE contiennent au moins 95 % d'ingrédients biologiques (art. 30(5,6)), le logo biologique de l'UE peut être utilisé si les ingrédients importés :

  • respectent pleinement les règles de production de l'UE
  • proviennent d'un pays tiers reconnu comme équivalent et répondent aux exigences spécifiques énumérées ci-dessus (nouvelle annexe VII)
  • proviennent d'un pays tiers reconnu comme équivalent et que ces ingrédients représentent 5 % ou moins des ingrédients agricoles du produit (en poids pour les denrées alimentaires et en général pour les aliments pour animaux). La conformité aux exigences de l'annexe VII n'est pas requise dans ce cas.

Utilisation de la terminologie relative à la production biologique pour les produits provenant de pays tiers reconnus comme équivalents

La proposition précise que les termes faisant référence à la production biologique (tels que "bio" et "éco") sont également autorisés sur les produits provenant de pays tiers reconnus comme équivalents (article 30 modifié). Contrairement aux conditions d'utilisation du logo biologique de l'UE, il ne sera pas nécessaire que les produits soient conformes à la nouvelle annexe VII pour utiliser ces termes.

Produits de nettoyage et de désinfection

Le règlement 2018/848 exige l'établissement d'une liste de produits de nettoyage et de désinfection pouvant être utilisés dans les installations de transformation et de stockage produisant des denrées alimentaires biologiques. En raison du grand nombre de produits et de la variété des situations dans lesquelles le nettoyage est nécessaire, il n'est pas possible pour les experts compétents (Groupe d'experts pour le conseil technique en matière de production biologique, EGTOP) d'établir une telle liste. La Commission propose donc de supprimer cette exigence.

Périodes de conversion pour la viande de caille

Le règlement 2018/848 établit des périodes de conversion et un âge minimum d'abattage pour les volailles, mais pas pour les cailles. La Commission propose d'introduire une période de conversion de 5 semaines pour la production de viande de caille, et un âge minimum de 42 jours à l'abattage (ajout à l'annexe II, 1.9.4.1).

Temps d'attente pour les traitements vétérinaires

Pour les médicaments allopathiques chimiques de synthèse, le temps d'attente minimal (délai entre la dernière utilisation d'un médicament vétérinaire et la production de denrées alimentaires) est actuellement le double du temps d'attente figurant dans l'autorisation de mise sur le marché du médicament, avec un minimum de 48 heures (même lorsque le temps d'attente normal est de zéro jour). La Commission propose de supprimer la durée minimale de 48 heures et d'aligner les exigences sur le règlement 2019/6 (modification de l'annexe II, 1.5.2.5). (Les médicaments allopathiques sont des médicaments conventionnels, basés sur le diagnostic et le traitement des maladies avec des méthodes fondées sur des preuves (par exemple, la chirurgie, les médicaments) par opposition aux pratiques traditionnelles ou alternatives)

Traitement des volailles

Actuellement, les volailles doivent être exposées à l'air libre le plus tôt possible. Étant donné que cela peut mettre en danger les oiseaux dépourvus de plumes, la Commission propose de limiter cette règle aux oiseaux qui ont suffisamment de plumes pour réguler leur température corporelle. Elle propose également de limiter la taille de chaque poulailler à 1 600 m² et d'appliquer cette limite par poulailler, et non par unité de production, afin de permettre le développement des exploitations sans nuire au bien-être des animaux (modifications de l'annexe II, 1.9.4.4).

pourquoi ?

En 2024, la Commission européenne a entrepris une série de consultations avec les États membres de l'UE et les parties prenantes du secteur biologique afin d'identifier les domaines dans lesquels la réglementation pourrait être améliorée. Ces consultations ont mis en évidence les problèmes liés à la date d'expiration des régimes d'équivalence et les difficultés rencontrées par les petits exploitants agricoles (en particulier dans les pays tiers) pour satisfaire aux règles d'éligibilité actuelles des groupes d'opérateurs. Elles ont également identifié des questions techniques spécifiques telles que les produits de nettoyage et de désinfection, et les périodes de retrait liées aux médicaments vétérinaires(Commission européenne 2025).

En 2024, la Cour de justice(affaire 240/23) a statué que les produits importés qui ne respectent pas pleinement les exigences de production énoncées dans le règlement 2018/848 ne peuvent pas être étiquetés comme biologiques ou utiliser le logo biologique, même lorsque l'UE a reconnu les systèmes de production et de contrôle de ces pays comme étant équivalents à ceux de l'UE. La Commission devait donc proposer des modifications du règlement qui répondraient aux préoccupations de la Cour tout en garantissant que la nature biologique des denrées alimentaires importées puisse toujours être communiquée avec précision aux consommateurs de l'UE.

Calendrier

Dans sa notification à l'OMC, la Commission européenne prévoit l'adoption de ce règlement en 2026.

quelles sont les principales implications pour les pays exportateurs ?

Prolongation des régimes d'équivalence

La prolongation des régimes d'équivalence de reconnaissance existants au-delà de la fin de l'année 2026 devrait rassurer les opérateurs de ces pays.

Modification des règles relatives aux groupes d'opérateurs

La définition plus large de la personnalité juridique pour les groupes d'opérateurs lèvera un obstacle important à la certification des groupes. La modification proposée des critères d'adhésion à un groupe d'exploitants simplifierait également les conditions pour de nombreux agriculteurs. Toutefois, le fait de limiter les critères d'adhésion à la seule taille de l'exploitation pourrait exclure des exploitants de l'adhésion à un groupe dans des secteurs où la viabilité économique exige des superficies plus importantes que celles spécifiées (par exemple, la banane ou la canne à sucre).

Actions recommandées

Les parties prenantes des pays non membres de l'UE qui sont membres de l'OMC peuvent soumettre des commentaires sur cette proposition à leurs autorités compétentes. Les autorités peuvent communiquer leurs commentaires à l'UE en envoyant un courriel au point d'information OTC de l'UE jusqu'au 22 mars 2026.

Contexte

Le règlement bio 2018/848 établit les règles de l'UE en matière de production biologique et d'étiquetage des produits biologiques. Il a révisé et renforcé le système de contrôle, le régime commercial et les règles de production en place depuis 2007. Le passage du principe d'équivalence au principe de conformité a marqué un changement fondamental dans l'approche réglementaire.

Le précédent règlement (CE ) n° 834/2007 reconnaissait que les produits biologiques pouvaient être produits selon des méthodes différentes, mais équivalentes en termes de résultats et d'alignement sur les principes biologiques. En vertu du nouveau règlement, les producteurs des pays tiers dont l'équivalence n'est pas reconnue dans un accord commercial avec l'UE ou qui ne sont pas reconnus comme pays équivalents en vertu du règlement (CE) n° 834/2007 doivent se conformer aux mêmes règles que celles qui s'appliquent aux producteurs de l'UE.

Exigences en matière de micronutriments pour certaines denrées alimentaires

Les denrées alimentaires qui présentent des caractéristiques ou des effets particuliers en matière de santé ou de nutrition ou en ce qui concerne les besoins de groupes spécifiques de consommateurs sont régies par le règlement 609/2013 (denrées alimentaires pour nourrissons et enfants en bas âge, fins médicales et contrôle du poids) et la directive 2006/125/CE (aliments pour bébés). Ces textes fixent des exigences nutritionnelles obligatoires à respecter pour mettre ces aliments sur le marché. Les aliments auxquels il est obligatoire d'ajouter des suppléments de vitamines et de minéraux ne sont pas exclus de l'affichage d'un logo biologique.

Ressources

Commission européenne (2025) Document de travail des services de la Commission accompagnant le document : Proposition de règlement modifiant le règlement (UE) 2018/848 en ce qui concerne certaines règles de production, d'étiquetage et de certification et certaines règles relatives aux échanges avec les pays tiers

Cour de justice de l'Union européenne (2024) Affaire C-240/23: arrêt de la Cour (grande chambre) du 4 octobre 2024. Herbaria Kräuterparadies GmbH / Freistaat Bayern

Règlement (UE) 2019/6 sur les médicaments vétérinaires

Règlement (UE) 2018/848 relatif à la production biologique et à l'étiquetage des produits biologiques

Règlement (UE) n° 609/2013 relatif aux denrées alimentaires destinées aux nourrissons et aux enfants en bas âge, aux denrées alimentaires destinées à des fins médicales spéciales et aux substituts alimentaires totaux pour le contrôle du poids

Directive 2006/125/CE de la Commission concernant les préparations à base de céréales et les aliments pour bébés destinés aux nourrissons et enfants en bas âge

Sources

Proposition de règlement modifiant le règlement (UE) 2018/848 en ce qui concerne certaines règles de production, d'étiquetage et de certification et certaines règles relatives aux échanges avec les pays tiers

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La Commission européenne propose de simplifier les règles relatives à l'agriculture biologique, notamment en ce qui concerne la certification des groupes d'opérateurs

Proposal for a Regulation amending Regulation (EU) 2018/848 as regards certain production, labelling and certification rules and certain rules on trade with third countries

qu'est-ce qui change et pourquoi ?

La Commission européenne propose les modifications suivantes au règlement organique 2018/848 afin de clarifier et de simplifier les règles actuelles.

Règles relatives aux groupes d'opérateurs:

  • Actuellement, pour être membre d'un groupe d'opérateurs, des limites strictes sont imposées à la taille de chaque membre du groupe, évaluée soit par la taille de leur exploitation, soit par le chiffre d'affaires associé à leurs ventes de produits biologiques par l'intermédiaire du groupe. La présente proposition supprime les critères relatifs aux ventes de produits biologiques et au chiffre d'affaires. Les membres d'un groupement devront uniquement respecter les limites spécifiées pour la taille de l'exploitation, et ces limites sont augmentées par rapport aux niveaux actuels : un membre d'un groupement doit avoir une exploitation inférieure à 10 ha, ou 1 ha dans le cas des serres, ou 30 ha dans le cas des prairies permanentes.
  • Actuellement, un groupement d'exploitants doit avoir une personnalité juridique. La Commission propose de modifier cette disposition de manière à ce que le groupement soit doté d'une personnalité juridique propre, soit fasse partie d'une association coopérative d'agriculteurs, d'une coopérative d'exploitants, d'une association, d'une fédération ou d'une organisation dotée d'une personnalité juridique.

Reconnaissance de l'équivalence des pays non membres de l'UE: Certains pays hors de l'Union européenne (UE) sont reconnus comme ayant des règles biologiques qui répondent à des normes de production équivalentes à celles de l'UE. Ces reconnaissances expirent à la fin de l'année 2026. De nouveaux accords d'équivalence sont en cours de négociation, mais il est possible qu'ils ne soient pas conclus à cette date. La Commission propose de prolonger cette reconnaissance jusqu'au 31 décembre 2036 afin d'éviter toute perturbation des échanges commerciaux.

Utilisation du logo biologique de l'UE sur les produits provenant de pays tiers équivalents: Les produits provenant de pays tiers équivalents peuvent utiliser le logo biologique de l'UE, mais uniquement s'ils respectent des exigences spécifiques supplémentaires. Il s'agit notamment de l'interdiction de l'agriculture hydroponique, de l'amélioration des règles en matière de bien-être animal, de la réglementation relative à la manipulation des animaux et de l'ajout de vitamines ou de minéraux aux aliments uniquement lorsque la législation européenne ou nationale l'exige.

Logo biologique de l'UE sur les produits transformés contenant des ingrédients importés: Les produits alimentaires transformés fabriqués dans l'UE peuvent porter le logo biologique de l'UE si au moins 95 % des ingrédients sont biologiques. Les ingrédients importés provenant de pays non membres de l'UE reconnus comme équivalents doivent satisfaire aux exigences spécifiques supplémentaires mentionnées ci-dessus, sauf s'ils représentent moins de 5 % du poids de la denrée alimentaire.

Utilisation de la terminologie biologique telle que "bio" ou "éco" : Les produits provenant de pays tiers équivalents peuvent utiliser des termes biologiques tels que "bio" ou "éco". Contrairement à l'utilisation du logo biologique de l'UE, ces termes ne nécessitent pas le respect d'exigences spécifiques supplémentaires.

Produits de nettoyage et de désinfection: Le règlement actuel prévoit l'établissement d'une liste de produits de nettoyage et de désinfection agréés pour les installations et équipements destinés à l'alimentation biologique. Cette liste étant trop complexe à gérer en raison du nombre de produits et de la diversité des utilisations, la Commission propose de supprimer cette exigence.

Période de conversion pour la viande de caille: Les règles de conversion ne couvrent pas actuellement la viande de caille. La Commission propose une période de conversion de 5 semaines et un âge minimum d'abattage de 42 jours pour la viande de caille biologique.

Délais d'attente pour les médicaments vétérinaires: Les règles relatives à l'agriculture biologique imposent actuellement un délai d'attente minimal de 48 heures après l'utilisation de certains médicaments, même lorsque l'autorisation de mise sur le marché ne l'exige pas. La Commission propose de supprimer ce délai minimum et d'aligner la règle sur la législation générale de l'UE en matière de médecine vétérinaire.

Traitement et hébergement des volailles: La Commission propose de modifier les exigences relatives à l'accès des volailles au plein air afin qu'elles ne s'appliquent que lorsque les oiseaux sont suffisamment emplumés (pour éviter les risques sanitaires). Elle propose également de limiter la taille de chaque poulailler à 1 600 m² et d'appliquer cette limite par poulailler, et non par unité de production, afin de permettre le développement des exploitations sans nuire au bien-être des animaux.

Actions

Les parties prenantes des pays non membres de l'UE qui sont membres de l'OMC peuvent soumettre des commentaires sur cette proposition à leurs autorités compétentes. Les autorités peuvent communiquer leurs commentaires à l'UE en envoyant un courriel au point d'information OTC de l'UE jusqu'au 22 mars 2026.

Calendrier

Dans sa notification à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), la Commission européenne prévoit l'adoption de ce règlement en 2026.

Clause de non-responsabilité : COLEAD ne peut en aucun cas être tenu responsable des pertes, dommages, responsabilités ou dépenses encourus ou subis qui résulteraient de l'utilisation des informations disponibles sur ce site web ou de tout lien vers des sites externes. L'utilisation du site web se fait aux seuls risques et responsabilités de l'utilisateur. Cette plateforme d'information a été créée et maintenue avec le soutien financier de l'Union européenne. Son contenu ne reflète toutefois pas le point de vue de l'Union européenne.